J’ai assisté récemment à un dîner œnologique centré sur
les vins franciliens, et oui, ça existe, il y a même une association loi 1901,
les Vignerons Franciliens Réunis, un organisme de défense et de gestion de la
viticulture en Ile-de-France.
Notre président du mois, Jef Heering, se dit lui-même "blogueur pas très actif", il fait partie du groupe des joyeux lurons des VdV Brusseleirs, ceux qui en mettent plein la vue à leurs petits copains blogueurs français en présentant lors de chaque Vendredis du Vin non pas une, mais souvent plus de quinze bouteilles qu’ils ont dénichées ! Pfff, prétentieux, va !
Tout le monde ne foire pas sa reconversion
professionnelle, heureusement ! Je me fais du mal là, mais j’aime ça… Je
connais même de néo-vignerons languedociens qui sont en train de la réussir, au
prix d’un travail acharné et d’un optimisme forcené.
Je visite le sud de
l’Allemagne, depuis peu. Au programme de mes virées récentes, la charmante
ville d’Heidelberg, dans le Bade-Wurtemberg, connue pour sa vallée du Neckar et
ses vins, mais aussi pour son château dont les caves abritent deux tonneaux,
l’un étant, semble-t-il, le plus grand du monde.
Nous partons visiter la bodega Hermanos Sastre, à San Pedro. C'est un petit domaine employant sept personnes. Les vignes sont à 800 mètres d'altitude, plantées sur des sols argilo-calcaires et alluvionnaires provenant des deux rivières alentours. Sur les 64 ha plantés, 48 sont en production.
Nos visites en Ribera del Duero se poursuivent et ne se
ressemblent pas, sous le soleil revenu, nous sommes exceptionnellement reçus
chez Vega Sicilia, un autre producteur de vins mythique d’Espagne. Rien à voir
cette fois-ci avec les vins de garage.
Peu de temps après notre arrivée en Ribera del Duero, à
Quintanilla de Onésimo, avant de dîner à l’hôtel, une dégustation des vins du
Dominio de Pingus, appartenant au célèbre Peter Sisseck, est organisée.
La saga Rioja continue… Nous roulons vers Labastida où
nous devons visiter la bodega Granja Nuestra Señora de Remelluri, dans un magnifique site à 650 mètres d’altitude au pied
du Mont Toloño, au milieu des vignes, des genévriers et des chênes.