Dégustations
Comme en novembre 2006, je me suis lancée dans une série de séances de dégustations pour approfondir mes connaissances.
Lundi dernier, j'ai découvert les cépages autochtones d'Europe, dégustation animée par Olivier Poussier Olivier Poussier élu meilleur sommelier du monde à Montréal en 2000. Il publie la rubrique "Carnet de route" dans la Revue des Vins de France (RVF pour les intimes).
Parmi les quatre vins blancs dégustés (AOC Bandol, Vermentinu de Corse, Robola de Céphalonie et Completer du canton des Grisons en Suisse Alémanique), je n'ai aimé que le vin de Corse Clos Venturi 2007, avec beaucoup de fraîcheur et de gras, aux arômes de pêche de vigne et d'anis. 2007 a été une grande année pour les vins blancs corses.
Nous avons ensuite abordé les vins rouges : un Pinot noir de Suisse, un Trousseau du Jura (AOC Arbois), un Dao Alfrocheiro Preto et un Douro du Portugal, un Mavrotragano de Grèce, un Carignan (AOC Corbières) et un Braucol (AOC Gaillac).
J'ai bien aimé le Trousseau du Domaine des Tournelles 2005 de Pascal Clairet, aux notes de kirsh et de poivre, élevé en foudres de chêne. Le vin est issu d'un jeune domaine en biodynamie, la cuvée n'est ni filtrée, ni sulfitée.
(Selon Olivier Poussier, le Jura est la seconde région après la Bourgogne à produire les meilleurs Chardonnays).
J'ai apprécié également le Douro Barca Velha 1999 d'un des domaines les plus emblématiques du Portugal, le domaine Ferreira. Le terroir schisteux / granitique produit un vin minéral aux arômes de mine à crayon, très frais, légèrement boisé, très réussi.
Last but not least, dans la catégorie "vin étonnant", j'ai beaucoup aimé un Gaillac produit par Denis Balaran, de la cuvée "Vigne mythique" 2004, 100 % Braucol, élevé 15 mois en barriques, issu de très vieilles vignes datant du début du 20ème siècle. Alors que je n'aime pas les notes végétales, ce vin révèle des arômes de piment d' Espelette, c'est très surprenant. J'imagine l'accord sur un gâteau au chocolat en dessert, ça doit être explosif ! Une très belle découverte.
Pour finir, nous avons dégusté cinq moelleux : un Porto, un Madère, un Jerez, un Alicante (moscatel) et un Jurançon. Mes préférés sont :
- le Jurançon Vent Balaguer Clos Lapeyre de Jean-Bernard Larrieu, avec des notes de mangue, très équilibré, l'un des meilleurs que j'ai jamais bus ;
- le Madeira Malmsey 30 ans d'âge Barbeito (Portugal), aux arômes de caramel, café et figue ;
- le Porto vintage 1985 du Domaine Fonseca, un grand millésime pour un grand Porto.
En conclusion, cette dégustation était très intéressante, je n'ai pas totalement adhéré au personnage d'Olivier Poussier qui avait tendance à considérer que tout son auditoire était forcément lecteur de la RVF et qui le noyait sous des flots de noms de vignerons, de cépages, d'appellations (comme s'il avait quelque chose à prouver !)... mais j'ai sans doute l'esprit trop critique !
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