Les femmes et le vin
Une note un peu "à l'arrache" après un long moment sans avoir rien publié, et un sujet très intéressant auquel le monde du vin masculin commence à adhérer, celui des femmes et du vin.
Je réagis après l'écoute de l'émission "Ca se bouffe pas, ça se mange" de Jean-Pierre Coffe sur France Inter le samedi à 12h00 et aujourd'hui, le sujet était les femmes et le vin Ca se bouffe pas...
Emission très intéressante, trop courte, comme d'habitude, mais deux intervenantes en particulier ont pointé du doigt ce qui fait que la place des femmes dans l'univers du vin ne cesse de grandir et va encore progresser, à mon avis.
Les thèmes abordés entre autres ont été "la femme a-t-elle changé le monde du vin ?" et "la présence des femmes dans le vin a-t-elle changé le goût du vin ?". L'émission a débuté par un rappel sur le rôle des femmes dans le vin et le fait que l'aspect marketing ou événementiel lié au vin est de plus en plus confié aux femmes. L'intrusion des femmes dans le monde du vin date des années 70 et dans les années 90, on assiste à une féminisation de la clientèle. Aujourd'hui, 25 % des consommateurs de vin sont des femmes (et l'achat de vin en grandes et moyennes surfaces est réalisé très majoritairement par des femmes - NDLR).
En résumé, ce que les femmes ont changé et/ou apporté au vin est la façon dont elles l'aborde :
- là où la réussite sociale pour un homme passe par la connaissance du vin, un savoir et l'utilisation d'un vocabulaire initié et très technique, les femmes restent dans l'émotion et le plaisir et elles disent très simplement "J'aime" ou "Je n'aime pas". Sans bla-bla, en 3 mots, ça passe ou ça casse ;
- elles n'oublient pas qu'outre des compétences techniques, la connaissance des vins et des terroirs, pour vendre du vin en restauration, au caveau ou ailleurs, il faut le goût du service car vendre du vin c'est un service ;
- la présence des femmes dans le monde du vin a changé le goût du vin car il y a un respect de la matière première et un goût pour l'acidité et l'amertume plutôt que la sucrosité.
J'ai beaucoup aimé les interventions de Valérie Vrinat qui s'occupe des caves Taillevent et de Danièle Gérault, distributrice de vins. Toutes les deux ont un regard autre sur le vin et la façon de le vendre.
Alors, après avoir chanté "La femme est l'avenir de l'homme", va-t-on célébrer "La femme est l'avenir du vin" ?
Bonjour, je suis très contente de votre article, j'y ai appris des choses que je n'imaginais pas trop... c'est important que les mentalités évoluent et que les femmes apportent du feminin dans certain milieu, comme le vin. J'espère seulement qu'elles y apportent du "féminin-féminin" et non du "féminin au masculin", comme j'ai pu le rencontrer parfois.
Rédigé par: Emisommeliere | le 17 mars 2008 à 11:59