Une p'tite virée à Londres pour y rejoindre une amie, ça ne se refuse pas, le week-end fut malheureusement trop bref, mais j'ai eu le temps d'apprécier les formidables changements que la ville a connu depuis une dizaine d'années. Let's go!
L'arrivée à St-Pancras nous rappelle cruellement, pauvres Froggies, ce que Londres a su obtenir et que nous avons perdu...
Les jeux olympiques s'y dérouleront l'an prochain, et Eurostar nous incite dès maintenant à réserver nos billets de train !
Pas de sport pour moi pendant deux jours, à part de la marche, et après m'être libérée de ma valise, je pars pour aller déjeuner dans un des meilleurs bars à vin de la ville, à Leicester Square, dans le quartier de Picadilly Circus, chez Cork&Bottle.
L'entrée ne paie pas de mine, on descend un escalier étroit en colimaçon et on se retrouve au sous-sol où deux salles accueillent les amateurs de vins du Nouveau Monde et de France, on peut aussi se régaler d'une cuisine de bistrot simple mais bonne.
Ce serait dommage d'aller à Londres et de boire français, vu le choix considérable de vins étrangers que l'on peut y trouver, j'ai donc bu un verre de vin blanc du sud de l'Australie, de la Barossa Valley, un Cranswick Estate 2008 Pinot Grigio 2008, aux arômes floraux et au palais de belles notes de pomme et de poire. J'aperçois sur le comptoir des vins français, le gamay est à l'honneur...
Atmosphère tranquille et cosy, prix relativement corrects, une bonne adresse.
Les londoniens adorent sortir, j'ai testé l'ambiance des pubs, ce n'est pas triste ! Le Lamb & Flag, à Covent Garden, est un des rares bons pubs de ce quartier ultra-touristique qui a perdu pas mal de son caractère. Des groupes de jazz s'y produisent le dimanche après-midi, et le samedi soir, pas moyen de s'assoir, c'est sur le trottoir que ça se passe...
Ne pensez pas que j'ai passé mon week-end à boire, j'ai largement passé l'âge du "binge drinking" que je n'ai d'ailleurs jamais pratiqué, alors je vous emmène en balade pour un aperçu très British.
Neal Yard
Dans les ruelles de Holland Park, parcs et demeures grandioses, réservés aux riches et célèbres !
Quartier de Notting Hill, près du marché de Portobello Road
vous récupérez votre pizza dans cette Fiat 500 en vitrine
L'époque où Bankside était le Sodome et Gomorrhe de Londres est bien révolue, les bordels et les prisons ont disparu, le quartier s'est refait une virginité avec le Shakespeare's Globe Theatre, le Rose Theatre et surtout la Tate Modern, la galerie d'art moderne la plus courue de la ville, une ancienne centrale électrique désaffectée.
Une petite visite aux collections permanentes où l'on retrouve pas mal de tableaux et de sculptures d'artistes français.
Le tableau fit scandale à Paris en 1921, l'anti-peinture de Picabia fait tache dans le contexte de retour à l'ordre du milieu de l'art parisien. En réaction au goût pour les références au passé historique et la sacralisation du métier de peintre, Picabia détourne Oedipe et le sphinx d'Ingres en ajoutant une feuille de vigne comme symbole de la censure et ajoute l'inscription "Dessin français" pour se moquer du regain d'intérêt de son époque pour la peinture classique.
Après cet aparté culturel, une vue splendide sur la Tamise et la cathédrale Saint-Paul.
Tower bridge
Il est l'heure de prendre le train pour Paris, un petit tour au bar à champagne de St Pancras
pour y découvrir leur sélection et boire une coupe d'un vin pétillant anglais produit dans le Kent selon la méthode champenoise, le Balfour Brut Rosé 2006, assemblage de chardonnay, pinot noir et pinot meunier. Production limitée à 22 000 bouteilles en 2006, dégorgé à la demande, vendu quand même 35 livres (environ 40 euros). Pas mauvais, notes de groseille et de fraise, il manque un peu de finesse.
Bye bye, London, à bientôt j'espère !