Oublions les trois AAA, passons aux trois NNN, valeurs sûres de cette fin d'année. Noël est passé, pas mal ma foi, assez éclectique, comme d'hab quand je vais sur la Côte d'Azur.
Survol du réveillon, le délicieux poulet de Bresse farci aux champignons a été très mal arrosé d'un décevant Rully trop boisé et lourd, c'est ma faute, ma très grande faute, il venait de ma cave... mauvais choix, mauvais achat.
Le lendemain, il fallait éliminer et profiter du soleil, direction Eze par le sentier de Nietzsche, une petite grimpette très agréable.
photo©Unefemmedesvins
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Il était minuit quand Zarathoustra se mit en chemin par-dessus la crête et de l’île pour arriver le matin de très bonne heure à l’autre rive : car c’est là qu’il voulait s’embarquer. Il y avait sur cette rive une bonne rade où des vaisseaux étrangers aimaient à jeter l’ancre ; ils emmenaient avec eux quelques-uns d’entre ceux des Îles Bienheureuses qui voulaient passer la mer. Zarathoustra, tout en montant la montagne, songea en route aux nombreux voyages solitaires qu’il avait accomplis depuis sa jeunesse, et combien de montagnes, de crêtes et de sommets il avait déjà gravis.
Je suis un voyageur et un grimpeur de montagnes, dit-il à son cœur, je n’aime pas les plaines et il me semble que je ne puis pas rester tranquille longtemps.
Et quelle que soit ma destinée, quel que soit l’événement qui m’arrive, — ce sera toujours pour moi un voyage ou une ascension : on finit par ne plus vivre que ce que l’on a en soi.
Les temps sont passés où je pouvais m’attendre aux événements du hasard, et que m’adviendrait-il encore qui ne m’appartienne déjà ?
Il ne fait que me revenir, il est enfin de retour — mon propre moi, et voici toutes les parties de lui-même qui furent longtemps à l’étranger et dispersées parmi toutes les choses et tous les hasards.
Et je sais une chose encore : je suis maintenant devant mon dernier sommet et devant ce qui m’a été épargné le plus longtemps. Hélas ! il faut que je suive mon chemin le plus difficile ! Hélas ! j’ai commencé mon plus solitaire voyage !
Mais celui qui est de mon espèce n’échappe pas à une pareille heure, l’heure qui lui dit : « C’est maintenant seulement que tu suis ton chemin de la grandeur ! Le sommet et l’abîme se sont maintenant confondus !
En rentrant, l'arrière-pays offrait des couleurs somptueuses au coucher du soleil.
photos©Unefemmedesvins
Le 25 décembre, balade de Menton à Monaco, et pique-nique au-dessus des flots, sur les pas non plus d'un philosophe mais d'un architecte, d'un visionnaire, Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudo Le Corbusier.
Monac, sans Steph...
Le cabanon de Le Corbusier
Vue depuis le cabanon
Allez, un petit dernier coucher de soleil azuréen, on ne s'en lasse pas...
J'écris ce billet en écoutant France Inter, j'ai été scotchée par cette chanson que je vous livre avant la sortie de l'album en février prochain. Quand les actrices chantent, avec bonheur ici.