Soirée improvisée très agréable hier, comme quoi, la reine de la planification (myself) devrait se lâcher plus souvent. No comment...
Avant une séance ciné aux Halles, j'ai essayé une cave "éco-logique", dans une rue chaude de la capitale, la rue Saint-Denis, qui n'est plus ce qu'elle fut, mais dans laquelle fleurissent toujours les sex-shops et autres boutiques dédiées aux plaisirs du corps...

Ma cave Fleury est toute jeune, elle s'est ouverte en février dernier. Elle est tenue par Morgane Fleury dont la famille produit du champagne en biodynamie. Son arrière grand-père a fondé le champagne Fleury, son grand-père a été le premier champenois en 1901 à implanter dans la région des pinots noirs greffés résistants au phylloxéra et son père est depuis plus de 20 ans un pionnier de la biodynamie en Champagne ! Sacrée hérédité.
En plus des champagnes maison et notamment des vieux millésimes, la cave propose des vins venus de toute la France, produits par des vignerons respectueux des sols, de la vigne et de l'environnement et vinifiant en biodynamie.
Pour accompagner les vins, on peut manger un plat chaud différent chaque jour, des assiettes de fromages ou de charcuterie.

Mon choix s'est porté sur une flûte de champagne maison, de la cuvée Prestige Fleur de l'Europe, faite d'un assemblage des millésimes 2001 et 2002 et issue de pinot noir à 85 % et de chardonnay. J'ai beaucoup aimé la précision et la pureté de ce champagne, à boire peut-être davantage à l'apéritif qu'au cours du repas. J'ai testé l'accord champagne et chaource, Morgane m'ayant servi une assiette de toasts de pain au levain bio avec ce délicieux fromage fondant et crémeux.

Et hop, un nouveau champagne de l'Aube à ajouter à ma liste de producteurs de ce département qui mérite d'être visité et où j'ai de la famille.
Après ce bon moment passé, je me suis dirigée vers le centre Beaubourg pour aller au cinéma voir un documentaire sur Louise Bourgeois L'araignée, la maîtresse, la mandarine, ce qui m'amène au hors sujet de ce post. La critique de Télérama décrit tellement justement ce film que je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. Allez le voir, je ne connais pas de plus flagrante illustration de l'idée que l'enfance est un pays d'où l'on ne revient jamais.